Dr Djellouli : comment j’ai réussi mon concours du résidanat en 1 mois ?

Après la publication de la vidéo du Dr Hichem Djellouli, résident en médecine du travail, vous étiez nombreux à demander après son programme de révision ! Le programme qui lui a permis de réussir au concours du résidanat. Et ce, après un mois de préparation seulement ! Ce jeune médecin résident est un exemple de persévérance et de volonté. Pas étonnant, puisqu’après une série de mauvaises aventures, il a quand même relevé le défi et atteint son objectif !

Nous lui avons rapporté vos questions et c’est avec plaisir qu’il a accepté d’y répondre. Aujourd’hui, il souhaite faire passer un message à tous les candidats qui se sentent découragés et très en retard pour réussir au concours du résidanat.

Le programme de révision du Dr Djellouli

–       Bonjour Docteur, tout d’abord, nous vous remercions d’avoir accepté de répondre à nos questions. Pourriez-vous commencer par nous dire, lorsque vous aviez commencé sérieusement à réviser, combien de jours aviez-vous exactement et quels modules vous restaient-ils ?

Au début, je veux vous remercier pour tout le travail extraordinaire que vous faites. Vous aidez vraiment les étudiants en médecine dans leur long parcours en apportant une vraie valeur ajoutée. Je vous souhaite une très bonne continuation. 

j’ai pris la décision de reprendre les révisions le 20 septembre, il me restait donc exactement 36 jours de préparation. Pour les modules, je peux vous dire qu’il m’en restait beaucoup. Il n’y avait que la cardiologie que je n’avais pas besoin de revoir. 

        Vous vous êtes basés sur quels facteurs pour répartir vos tâches sur vos journées ?

J’essayais de faire les modules les plus lourds dans la matinée et les moins lourds au cours de l’après-midi. En général, je laissais les soirées pour les sujets et questions. Bien-sûr, quand je n’arrivais pas à terminer les cours pendant la journée,  je devais d’abord les finir avant de passer aux QCMs. Mais, bien-sûr, je faisais des pauses entre les différents cours. 

        Vous aviez dit avoir commencé les révisions avant votre maladie. Comment expliquez-vous le fait d’avoir pris beaucoup de temps pour une seule couche d’un côté, et d’un autre côté, d’avoir autant avancé le dernier mois ?

Au début ça a été très difficile de reprendre les révisions et de revenir à la bibliothèque. Après l’internat, je gardais en tête l’idée qu’il me restait encore beaucoup de temps et que je ne devais pas trop me fatiguer dès le début, pour ne pas lâcher à la fin. Je voulais y aller doucement, mais sûrement. 

Mais au mois de septembre, je n’étais pas du tout le même. Je me suis dit que je n’avais rien à perdre. Au contraire, Je devais juste m’investir et étudier durant le dernier mois. Je ne pensais pas du tout au reste, et je me disais : kima jat tji. De ce fait, en ne pensant pas trop au résultat, je ressentais beaucoup moins de stress que la plupart de mes camarades. Je me focalisais sur un seul objectif : ne pas lâcher mes révisions. Je me disais que quoi qu’il en soit, et malgré le résultat, je resterai satisfait. 

        Pourriez-vous nous donner un aperçu global de votre programme ?

Pour résumer, et comme je l’ai cité précédemment, j’essayais de faire les modules lourds durant la matinée et les autres dans l’après-midi. Les soirées étaient destinées aux QCMs. Mais, par exemple, je n’ai pas fait tous les cours d’immunologie à la fois. J’ai préféré étaler les cours sur plusieurs jours. Tous les matins, avant d’entamer un module, je commençais d’abord par faire un cours d’immunologie. 

Toutefois, dans certains modules, j’ai dû sacrifier certains cours et favorisé d’autres. C’était clair que je n’allais pouvoir tout faire en un mois. Il m’a fallu faire des choix. 

Toutes les deux heures, j’essayais de faire des pauses. Je sortais faire un tour ou je jouais une partie PUBG. De temps à autres, je regardais aussi des vidéos gag. C’est ce qui me permettait de tenir le coup et de continuer.

        De quelle manière est-ce que vous étudiez vos cours : faisiez-vous juste une simple lecture, avez vous utilisé des résumés ? Lesquels ?

J’ai fais mes cours à partir des résumés du Dr. Bendaas. Je commençais par faire une lecture approfondie. Ensuite, je relisais deux à trois fois le cours, tout en essayant de comprendre et d’assimiler le volet physiopathologique. C’est ce qui m’aidait, par la suite, à déduire les différents signes cliniques. Après, j’essayais surtout de retenir les mots clés et de rattacher les cours qui traitent le même sujet. 

        Au final, combien d’heures étudiez-vous par jour ? 

En moyenne c’était 12 heures par jour, réparties sur 3 ou 4 séances de travail. 

Les aides et les obstacles

–       Pourriez-vous résumer,en quelques mots, les choses qui vous ont permises de maintenir votre programme et de vous y tenir ?

Je dois dire que Siamois QCM m’a beaucoup aidé durant mes révisions. Toutes les fois où je me sentais fatigué avec les cours, je me tournais vers les QCMs de Siamois ! Cela me permettait de changer d’activité tout en continuant à réviser. Notre cerveau, pour être plus réceptif, il faut lui faciliter la tâche et je trouve que l’outil Siamois QCM est très intéressant dans ce sens. En effet, il regroupe un ensemble d’informations, présentées d’une façon très simple et facile à retenir.  

–      Quels sont les obstacles que vous avez rencontrés durant ce mois ? 

Le plus grand obstacle c’est la routine ! Faire tous les jours la même chose, c’est épuisant 🥴!

          Que conseillez-vous aux candidats pour qu’ils puissent éviter cet obstacle ?  

Il faut absolument créer une routine positive. Faire des activités en dehors des révisions, comme un sport ou jouer à des jeux vidéos, peut s’avérer être une bonne alternative. Vous pouvez même faire un tour, le soir, en marchant. Le plus important, c’est de consacrer un moment pour soi sans penser aux révisions. Donnez un break à votre cerveau et laissez-le respirer un peu pour qu’il ne vous lâche pas à la fin !

          Un dernier mot pour les prochains candidats ?

Durant  ma préparation, j’ai connu des moments de doute et de stress, c’est normal. C’était des moments où je voulais tout abandonner. Des questions me venaient à l’esprit, du genre : pourquoi je fais tout ça ? C’est aussi normal. Le plus important c’est de ne pas lâcher, de continuer malgré la fatigue, le stress et le doute. Toutes les fois où vous voudrez abandonner, imaginez vous le jour du résultat, votre classement. Dites-vous que, quelque soit votre classement, vous direz que vous auriez pu faire mieux. Mais justement, maintenant vous pouvez encore mieux faire. Vous avez, à cet instant même, la possibilité de tout donner pour avoir ce que vous voulez : un bon classement ! Il vous faut juste la décision ferme de réussir et beaucoup de discipline.

Faites en sorte que le travail devient votre ultime objectif.

Je me souviens, quand je me levais le matin, mon seul but c’était de faire ce que j’avais mis dans la feuille du programme de la journée. Et je ne pensais à rien d’autre, je ne me focalisais que sur ça. Quand j’allais dormir, je vérifiais toujours si j’avais atteint mon objectif de la journée ou pas. Si vous faites ça tous les jours, le résultat sera une conséquence et viendra naturellement. Oubliez le classement et focalisez-vous sur le travail. 

Trois jours avant le test, je suis allé au mariage de mon cousin. C’était pour moi un moment de détente et ça m’a beaucoup aidé. Ne vous privez pas de petits moments de plaisir, cela ne va pas vous retarder dans vos révisions. Au contraire, ça vous permettra de vous ressourcer et ça vous aidera à mieux avancer.

On dit que notre situation actuelle est le résultat des choix que nous avons pris dans le passé. Notre avenir est le résultat des choix que nous faisons aujourd’hui. Alors prenez le choix de faire de votre mieux pour réussir votre examen et je vous souhaite à tous une bonne réussite ! 

Merci beaucoup, docteur, pour tous ces mots, vos réponses et le temps que vous nous avez accordé. Nous vous souhaitons également beaucoup de succès.

Est-ce que je peux réussir mon concours du résidanat en étant en retard ? Maintenant que vous avez l’exemple et le réponse sous les yeux, et que vous êtes convaincu que vous pouvez encore changer les choses, lancez-vous ! N’hésitez pas à lire nos deux articles : Réussir son concours du résidanat avec la méthode SMART et les 5 habitudes à adopter pour rester concentré durant le confinement. Ils vous seront certainement utiles !

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